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Portrait de Bastien Castagneyrol - UMR BIOGECO. © Inra, Alain Girard - Inra

Portraits

Portrait Benoit Laurent (MYCSA). © Inra

Amadoué par la recherche. Benoit Laurent, doctorant

Il voulait devenir enseignant, sa détermination et sa lucidité l’auront poussé vers la recherche scientifique. Benoit Laurent a suivi un cursus « recherche » à travers le Master Biologie et Biotechnologies des Plantes dispensé à l’université de Bordeaux. Ses expériences l’ont conduit à intégrer l’Unité de recherche Mycologie et Sécurité des aliments lors de son stage de fin d’études de 6 mois. Avec son encadrante scientifique, ils ont déterminé son sujet de recherche.

Mis à jour le 02/09/2016
Publié le 31/08/2016
Mots-clés :

Sujet de thèse : « Base génétique et potentiel d'évolution de la pathogénicité de Fusarium graminearum, bio-agreseur fongique des céréales »

Les cultures agricoles sont soumises à de nombreuses pressions biotiques qui réduisent et mettent en danger la pérennisation des productions mondiales. Le champignon Fusarium graminearum est l’agent majoritaire responsable de la fusariose des épis, provoquant une maladie nécrosante des céréales. De plus, il est lié à une contamination des grains par des métabolites toxiques, appelés mycotoxines. Malgré les moyens de luttes actuels, les épidémies de fusariose et la contamination des grains sévissent toujours.

La diversité phénotypique et génotypique observées entre souches de F. graminearum a été supposée comme jouer un rôle important dans les difficultés rencontrées pour lutter contre cette maladie et questionne, par ailleurs, la durabilité des moyens de lutte actuels. Il est donc nécessaire de mieux caractériser cette diversité, d’en comprendre l’origine ainsi que les mécanismes associés. Pour ce faire nous avons caractérisé et comparé six nouveaux génomes de F. graminearum issu d’une collection de diversité française. Ces données ont ensuite été intégrées dans une approche de cartographie génétique afin de comprendre et d’identifier les bases génétiques de la diversité phénotypique observée.

Les travaux de Benoit mettent en lumière l’organisation du génome de ce pathogène dans l’attribution de son potentiel adaptatif et ont permis d’identifier une région chromosomique comme majoritairement impliquée à la fois dans la variation d’agressivité et dans la variation du niveau de production de mycotoxines chez deux haplotypes de F. graminearum. L’étude fonctionnelle des gènes localisés dans cette région chromosomique pourra, par la suite, mettre en lumière de nouveaux mécanismes fongiques et permettre l’identification de nouvelles cibles fongiques.