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Lancement du projet Origine pour mieux connaitre les déterminants de la qualité et de la reprise des plants de vigne

Dans un contexte de dépérissement du vignoble et de pénurie de plants de qualité, le projet Origine vise à proposer des connaissances scientifiques et techniques pour améliorer la qualité des plants de vigne et les performances de la production de ce matériel. Le projet a été officiellement initié les 7 et 8 novembre 2017 à l’Inra Nouvelle-Aquitaine - Bordeaux.

Duragreffe projet | Durabilité de la plante greffée  © A. Girard / Inra
Mis à jour le 22/11/2017
Publié le 19/10/2017

La pépinière viticole est un pilier de la filière viti-vinicole française. Plus de 500 entreprises sont présentes dans 6 régions françaises, principalement en régions PACA et Nouvelle-Aquitaine. Les dépérissements actuels du vignoble accentuent les enjeux en matière d’approvisionnement en matériel végétal et augmentent la demande de plants du fait de l’arrachage et des besoins de remplacement. Cette situation génère mécaniquement une pénurie de plants qui conduit à une augmentation des importations. Améliorer à court terme la productivité de la filière en augmentant le taux de reprise en sortie de pépinière constitue donc un enjeu majeur. De plus, afin de garantir la longévité maximale des vignes, il semble nécessaire de mieux maîtriser le processus de greffage puis d’implantation au vignoble, et contrôler les problèmes d’incompatibilité.

Le projet ORIGINE, qui sera conduit dans le cadre du plan de lutte national contre les dépérissements, a pour objectif de proposer des connaissances scientifiques et techniques pour améliorer la qualité des plants de vigne et les performances de la production de ce matériel. Il combinera recherches fondamentale et appliquée et s’intéressera au rôle des réserves des bois et des plants, aux processus de mise en place d’une greffe fonctionnelle et solide, ainsi qu’aux déterminants de l’enracinement. Nutrition azotée, alimentation hydrique et contaminations par les champignons associés aux maladies du bois seront particulièrement étudiés. Côté technique, des méthodes très novatrices d’analyses moléculaires, de microscopie et de modélisation seront mises en œuvre. En outre, il proposera des indicateurs pour évaluer la qualité du matériel végétal et identifiera des pistes d’amélioration des processus de fabrication des plants et de plantation pour garantir une productivité durable des vignobles. Le projet a également pour objectif d’assurer le transfert de l’information entre chercheurs, expérimentateurs, pépiniéristes et viticulteurs, ainsi que de contribuer à assurer la formation de tous les acteurs, et d’élever le niveau d’expertise pour cette étape clef de la production viticole.

Le projet associe 7 partenaires représentatifs de la filière : trois laboratoires de l’Inra sont mobilisés à Bordeaux en collaboration avec l’Institut des sciences de la vigne et du vin (ISVV), Avignon et Nancy ; l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) et son pôle matériel végétal (Grau du Roi), mais aussi ses antennes en Nouvelle-Aquitaine et dans le Sud-Ouest ; ainsi que la Chambre d’Agriculture du Vaucluse. Le volet formation sera conduit en collaboration avec l’Institut de formation de Richemont établi en Charentes. Deux grandes pépinières privées, dont l’une située en Nouvelle-Aquitaine, sont également associées au projet. Mais l’ensemble des résultats seront immédiatement transférés à tous les professionnels via la commission technique de la Fédération française de la pépinière viticole qui fait partie du comité de pilotage.

En savoir plus

Le Plan national dépérissement du vignoble

Logo Plan National Dépérissement du Vignoble. © Inra
© Inra

Le Plan National Dépérissement du Vignoble traduit la volonté de la filière d’agir à tous les niveaux, de manière concertée, avec des moyens à la hauteur des enjeux pour lutter contre les dépérissements. Il s'adosse sur une gouvernance professionnelle unique et s'appuie sur un dispositif spécifique d'accompagnement. Ce Plan s'inscrit dans la durée, dans un processus long et pluriannuel. Agir sans attendre, sur tous les fronts, cela signifie d’abord donner des clés aux viticulteurs pour limiter les dépérissements, en tenant compte de leurs contraintes économiques et réglementaires. Mais c’est aussi travailler avec les pépiniéristes viticoles sur le matériel végétal, en les intégrant pleinement à la démarche. Et c’est, en même temps, engager un programme scientifique à l’échelle nationale et européenne, co-construit avec les équipes de recherche, permettant de combler les lacunes ayant été identifiées

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