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Inauguration de la serre de confinement à haute performance environnementale : un outil unique en France de recherche dans le domaine végétal

Le 23 octobre 2015, Olivier Le Gall, Directeur général délégué aux Affaires scientifiques de l’Inra, a inauguré la nouvelle serre de confinement à haute performance environnementale (HPE) dédiée à la recherche et l’innovation dans le domaine végétal, en présence de Béatrice Gendreau, Vice-présidente de la Région Aquitaine en charge de l'agriculture et de l'agroalimentaire, Martine Jardiné, Vice-présidente en charge de l’habitat, du logement et du développement social au Conseil Départemental de la Gironde, Patrick Pujol, Maire de Villenave d’Ornon et Vice-président de Bordeaux-Métropole, Pierre Dos Santos, Vice-président en charge de la recherche de l’université de Bordeaux, Muriel Barthe, Directrice technique du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) et Rémi Garuz, Président du Conseil d’Administration du Crédit Agricole d’Aquitaine.

Le 23 octobre 2015, Olivier Le Gall, Directeur général délégué aux Affaires scientifiques de l’Inra, a inauguré la nouvelle serre de confinement à haute performance environnementale (HPE) dédiée à la recherche et l’innovation dans le domaine végétal, en présence de Béatrice Gendreau, Vice-présidente de la Région Aquitaine en charge de l'agriculture et de l'agroaliemntaire, Martine Jardiné, Vice-présidente en charge de l’habitat, du logement et du développement social au Conseil Départemental de la Gironde, Patrick Pujol, Maire de Villenave d’Ornon et Vice-président de Bordeaux-Métropole, Pierre Dos Santos, Vice-président en charge de la recherche de l’université de Bordeaux, Muriel Barthe, Directrice technique du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) et Rémi Garuz, Président du Conseil d’Administration du Crédit Agricole d’Aquitaine.. © Inra, Yaël Kouzmine
Mis à jour le 06/12/2016
Publié le 23/10/2015

Un outil mutualisé pour une science plus durable

La serre HPE réalisée à l’Inra Bordeaux-Aquitaine est unique en France. Elle constitue pour les chercheurs un outil d’expérimentation innovant et mutualisé, support de recherches développées sur la vigne, les maladies des plantes et la qualité des fruits, des filières agricoles d’importance en Aquitaine comme à l’échelle nationale et internationale.

Cette nouvelle serre s’inscrit dans une démarche de développement durable qui vise à réduire significativement son empreinte écologique globale, par une réduction de sa consommation énergétique et hydraulique, une autosuffisance en électricité pour son chauffage et des pratiques limitant l’usage de produits phytosanitaires.

Les deux postes de consommation d’énergie les plus importants d’une serre, l’éclairage d’appoint (31% de la consommation annuelle d’énergie) et le chauffage (56%), ont fait l’objet d’une attention particulière.

Un éclairage économe

  • Un réseau de lampes LED remplace les traditionnelles lampes à vapeur de sodium faisant de cette serre la première entièrement équipée en lampes LED à l’échelle nationale.

Une isolation performante

  • En matière d’isolation thermique, et afin de réduire au maximum les déperditions de chaleur, un double vitrage avec lame d’argon a été installé. Ainsi équipée, la serre HPE est deux fois mieux isolée qu’une serre classique.

Un système de chauffage innovant

  • Le chauffage de la serre est assuré par deux pompes à chaleur. L’électricité qu’elles consomment est largement compensée par la production des panneaux photovoltaïques installés sur le toit du local technique (41 000kW produits sur un an contre 34 000kW consommés). Le système de chauffage est autosuffisant.

En termes de bilan énergétique, la serre HPE ne mobilise aucune énergie fossile, bénéficie d’un chauffage qui fonctionne avec 100% d’énergie renouvelable, et consomme six fois moins d’énergie au mètre carré qu’une serre classique.

Une autosuffisance en eau et des pratiques raisonnées pour moins d’impacts

  • La récupération de l’eau de pluie et un recyclage rigoureux des solutions nutritives apportées aux végétaux permettent également à la serre d’être aujourd’hui quasi autosuffisante en eau.
  • Enfin, son bilan environnemental est encore réduit par la mise en place de pratiques de lutte biologique intégrée qui permet de réduire drastiquement l’utilisation d’intrants chimiques et notamment de produits phytosanitaires (insecticides et fongicides).

Des expérimentations sécurisées

Conduire des recherches sur des pathologies végétales nécessite de disposer d’un outil de travail sécurisé, afin d’empêcher toute diffusion des agents pathogènes dans l’environnement. Les différents dispositifs de confinement de la serre permettent de conduire les manipulations et expérimentations nécessaires à la compréhension des pathogènes en toute sécurité.

Le confinement concerne l’expérimentation d’agents pathogènes, d’organismes de quarantaine et d’autres organismes soumis à une réglementation très encadrée. Les dispositifs mis en place dans la serre HPE tiennent compte au cas par cas des spécificités de ces organismes qui peuvent potentiellement présenter des risques. L’ensemble des expérimentations se déroule dans une zone confinée dont l’entrée est protégée par des sas, la veine d’air est contrôlée par des filets anti-insectes ou des filtrations de sortie d’air, les effluents liquides sont collectés et décontaminés en sortie de zone confinée, tous les déchets de cultures (terreau et plantes) ainsi que le matériel de culture sont stérilisés par autoclavage. En complément, un ensemble de procédures est mis en place pour rendre efficaces ces dispositifs techniques.

 

Un projet multipartenarial

 

Ce projet de serre de confinement à haute performance environnementale (HPE) a débuté dès 2007, pour aboutir à une mise en service en septembre 2014. Au-delà de ses missions scientifiques, la serre va servir d’étalon de mesure en termes d’empreinte environnementale pour guider les futures réalisations de serres par l’Inra.

Sa construction d’un coût de 2,25 millions d’euros a été financée à hauteur de 853 000€ par l’Inra. Le projet a reçu le soutien financier essentiel du Conseil Régional d’Aquitaine (650 000€), du Fonds européen de développement régional (FEDER, 650 000€), de l’université de Bordeaux (43 000€), du Conseil Départemental de la Gironde (20 000€) du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (15 000€) ainsi que du Crédit Agricole d’Aquitaine (15 000€).

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