Campus Forêt-Bois de Cestas-Pierroton. © Inra, Alain Girard - Inra

Nos unités de recherche

Biologie du Fruit et Pathologie (UMR BFP)

L’Unité mixte de recherche Biologie du Fruit et Pathologie (UMR BFP) est un partenariat entre les départements de Biologie et Amélioration des Plantes (BAP) et Santé des Plantes et Environnement (SPE) de l’Inra et l'université de Bordeaux.

Locaux UMR Biologie du Fruit et Pathologie - Inra Bordeaux-Aquitaine. © Inra, BFP/Inra
Mis à jour le 18/07/2017
Publié le 27/08/2014
Mots-clés : UNITE DE RECHERCHE

Les recherches de l’unité s’inscrivent dans le domaine des Sciences du Végétal et concernent plus particulièrement l’étude du développement précoce du fruit et la mise en place des critères de qualité des fruits charnus, l’étude de l’adaptation des arbres fruitiers (cerisier) au changement climatique, l’étude de pathogènes non cultivables de plante et de leurs interactions avec leurs plantes hôtes ou leurs insectes vecteurs, ainsi que l’étude de l’évolution des génomes bactériens.
Ces recherches originales sont centrées sur des objets biologiques d’importance économique majeure (fruits : tomate, fraise, cerise et autres Prunus ; pathogènes des plantes : virus et phytoplasmes, pathogènes de ruminants : mycoplasmes). Les disciplines scientifiques mobilisées (biologie du développement, physiologie végétale, pathologie végétale, génétique, génomique et métabolomique) s’inscrivent dans une démarche de biologie intégrative, et conduisent à développer la biologie des systèmes pour l’analyse de réseaux d’interactions biologiques complexes.

Axes scientifiques

Les recherches s’inscrivent dans deux grands axes : 1) l’étude du développement des organes reproducteurs (fleurs et fruits), du métabolisme des plantes et de leur adaptation aux contraintes de l’environnement, en relation avec la qualité des produits végétaux (fruits essentiellement), et (2) l’étude de pathogènes non cultivables de plante et de leurs interactions avec leurs plantes hôtes ou leurs vecteurs. Six équipes de recherches investissent ces trois axes transversaux :

Organogenèse du Fruit et Endoréduplication

Les recherches portent sur la biologie du développement des fruits charnus, avec pour objectif d’acquérir une meilleure connaissance des mécanismes en jeu lors de la mise en place des organes reproducteurs à travers l’induction florale et le développement précoce du fruit, et ainsi contribuer à l’amélioration des critères de qualité, en utilisant la tomate et la fraise comme fruit modèle et d’application.

Génomique fonctionnelle du développement du fruit

Les recherches portent sur la mise en place et la régulation de la qualité sensorielle (croissance et taille du fruit, cuticule) et nutritionnelle (vitamines C et E) au cours du développement précoce du fruit de tomate. Elles reposent essentiellement sur des approches de génomique fonctionnelle pour associer gènes, fonctions et phénotypes du fruit.

Métabolisme

Les recherches visent à mieux comprendre le métabolisme et la manière dont il influence la production et la qualité de la biomasse végétale. L’objectif est d’aboutir à des modèles permettant de prédire la composition métabolique des fruits à partir de données génomiques et environnementales.

Adaptation du cerisier au changement climatique

Les recherches visent à comprendre les réponses adaptatives du cerisier au changement climatique. Le projet porte sur l’analyse des caractères de phénologie et de qualité du fruit par des approches complémentaires: génétique, moléculaire, physiologique et prédictive.. Il vise à terme à mettre en place une sélection assistée par marqueurs pour favoriser le choix et la création de matériel végétal adapté aux nouvelles conditions climatiques et produisant des fruits de qualité.

Mollicutes

Les recherches concernent un groupe de bactéries (Mollicutes) pathogènes chez les plantes et les animaux, en mettant l’accent, d’une part, sur les phytoplasmes de la vigne (Flavescence dorée et Bois Noir) et, d’autre part, sur les mycoplasmes qui infectent les animaux d’élevage. L’objectif général est de mieux contrôler ces maladies. Les travaux réalisés combinent différents niveaux intégrés : des techniques de biologie de synthèse à des observations sur le terrain en passant par l’étude des mécanismes moléculaires qui gouvernent les interactions de ces bactéries « minimales » avec leurs hôtes eucaryotes.

Virologie végétale

Les travaux portent sur les virus phytopathogènes à ARN et, en particulier, sur les Potyvirus, genre numériquement le plus nombreux et le plus dommageable des virus infectant les plantes. L’objectif est de mieux connaître ces agents et de mieux comprendre leurs interactions avec leurs plantes hôtes pour proposer de nouveaux outils ou de nouvelles stratégies pour lutter contre ces agents et contribuer à l’obtention de plantes résistantes. Un autre volet concerne le développement de méthodes de détection et de caractérisation innovantes, avec des applications en étiologie, en diagnostic et en écologie virale (métagénomique).

Collaborations et partenariats scientifiques

L’unité BFP est membre de la Fédération de Recherche Biologie Intégrative et Écologie. Elle héberge 2 plateformes technologiques (Métabolome et Imagerie du Végétal) contribuant à des dispositifs labellisés par le Groupement d’intérêt scientifique IBiSA et par la Commission Nationale des Outils Communs (CNOC) de l’Inra.
Elle héberge le laboratoire conjoint Inra-Université de Tsukuba (Japon) qui s’appuie sur la mise en commun de ressources génétiques chez la tomate particulièrement originales (collection de mutants pour le Tilling) et qui va devenir l’un des premiers Laboratoires Internationaux Associé (LIA) de l’Inra.

Enfin, elle est impliquée dans de nombreux projets et collaborations européens et internationaux.

Projets remarquables

L’UMR coordonne le projet d’Investissement d’Avenir (IA) MetaboHUB qui vise à construire une grande Infrastructure nationale de métabolomique et est membre d’une infrastructure nationale (IA PHENOME) et européenne (EPPN2020) de phénotypage des plantes de grande culture.

L’UMR BFP rassemble de 106 personnels Inra, 24 personnels de l’université de Bordeaux, 2 chercheurs CNRS, 1 Ingénieur CIREF, 27 doctorants, post-doctorants et CDD.

Contact(s)
Directeur :
Thierry Candresse (05 57 12 23 53)