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Inra  BORDEAUX -Aquitaine - Domaine  Grande Ferrade , Villenave d'Ornon © Alain Girard

Le Centre Nouvelle-Aquitaine-Bordeaux

Notre histoire

Un des cinq premiers Centres de recherche en France lors de la création de l'institut. L'histoire de notre centre débute à Villenave d'Ornon, au Domaine de la Grande Ferrade. Deux autres sites majeurs, Cestas-Pierroton et Saint-Pée-sur-Nivelle, viendront par la suite compléter l'offre de recherche de l'Inra en Aquitaine.

Campus de recherche Forêt- BOIS  à  Cestas-Pierroton © Alain Girard
Mis à jour le 05/04/2017
Publié le 27/01/2013
Mots-clés :

Villenave d'Ornon

  • En 1921, le premier Institut de Recherches Agronomiques (IRA) est créé en France. Il regroupe quelques 24 stations et laboratoires administrés directement, 24 autres situés au sein des Ecoles et 36 relevant des Départements. Le Domaine viticole de la Grande Ferrade, d'une surface de 24 ha, est d'ailleurs l'un de ceux qui appartient au Conseil général de la Gironde, qui souhaite améliorer la lutte contre les parasites de la vigne.
  • A partir de 1923, l'IRA s'organise avec la création de stations centrales (regroupement de laboratoires éparpillés), du regroupement de ces stations au sein du Centre National de Recherches Agronomiques de Versailles, et la création des premiers centres régionaux de recherches agronomiques, dont Bordeaux (Centre de Recherches Agronomiques du Sud Ouest, Craso). Sont alors regroupés sur le site, la Station de pathologie végétale et d’avertissement agricoles (créée à Cadillac en 1898) et des laboratoires de la faculté des sciences de Bordeaux (entomologie et œnologie). Dès lors, le site s'étend à 50 ha.
  • En 1925, la physionomie du Craso se résume au seul bâtiment destiné aux recherches (Pathologie végétale et Zoologie Agricole).
  • Entre 1933 et 1939, un vignoble est reconstitué sur le Domaine, sous forme d’essais de différents porte-greffes des cépages classiques du bordelais. Durant cette période, d’importantes collections de Vitis, de vignes de table et de cuve, et d’hybrides producteurs directs sont constitués. Par ailleurs, de nombreuses espèces des sous-genres Prunophora, Amygdalus et Cesarus sont également rassemblées.

Entre-temps, l'IRA a été supprimé en 1934, et le Centre de Bordeaux est doté d'une autonomie financière.
L’Inra est créé en 1946 et comprend 5 centres de recherche : Versailles (5 stations centrales) et 4 centres provinciaux d'appellations régionales : Sud-Ouest, Massif Central, Provence et Alsace. D'autres centres régionaux apparaissent ensuite (1950, Jouy-en-Josas; 1953, Avignon et Rennes)

  • Dans les années 60, l'Inra suit une extension géographique avec une forte volonté de décentralisation mise en œuvre par le gouvernement. Les centres régionaux se développent, d'autres sont créés. Bordeaux devient alors l’un des 21 Centres de recherche de l’Inra en France sous la dénomination : Centre de Recherche de Bordeaux. Il s’implante dès lors sur l’ensemble du territoire aquitain.

Le site de Villenave d’Ornon se développe progressivement, explorant de nouveaux champs de recherches et d'expérimentation. Les agronomes et les biologistes viennent compléter le corps des pathologistes. Le Centre se distingue alors sur ses recherches liées à la qualité des sols, la bioclimatologie, la microbiologie, la physiologie végétale afin de développer les connaissances sur les différents niveaux d’organisation du vivant, de la molécule au peuplement.
Inauguré en 1999, l’Institut de biologie végétale moléculaire (IBVM - aujourd’hui Structure Fédérative de Recherche BIE) fédère ses équipes avec celles des Universités. La création d’unités mixtes de recherche (Umr), le développement des outils de biologie moléculaire et la bioinformatique font connaître au centre une dimension internationale notamment en matière de génomique.

Aujourd’hui, les recherches sont regroupées par grands pôles thématiques : génomique (génétique, amélioration des fruits et des champignons cultivés, pathologie, physiologie, biologie cellulaire et moléculaire), vigne et vin (agronomie et pathologie viticoles, pathologie, amélioration et création, conservation, œnologie) et sécurité des aliments (transfert sol-plante, fusariotoxines, stockage des denrées, protection de l’environnement).
Des regroupements d'équipes qui ne vont pas sans conséquences sur la physionomie du site de La Grande Ferrade.
Ainsi, depuis 2005, une partie des surfaces consacrées au conservatoire des cépages -en partie déplacé sur Latresne- cède la place à de nouveaux bâtiments. Dans un premier temps Qualis -pour Qualité et Sécurité des aliments végétaux- y est construit, hébergeant l'unité Mycologie et Sécurité des Aliments. Dans un second temps, le Conseil Régional d'Aquitaine pilote la construction de l'Institut des Sciences de la Vigne et du Vin (Isvv) qui rassemble depuis 2008 toutes les compétences de recherche sur la vigne et le vin en Aquitaine.

Plan du Domaine de la  Grande Ferrade  en  1932  (archives  Michel Bayol) © AGirard
Plan du Domaine de la Grande Ferrade en 1932 (archives Michel Bayol) © AGirard

Inra  Bordeaux -Aquitaine - Domaine  Grande Ferrade (2005), Villenave d'Ornon (Gironde) © Alain Girard
Inra Bordeaux -Aquitaine - Domaine Grande Ferrade (2005), Villenave d'Ornon (Gironde) © Alain Girard

Le Campus de recherche Forêt-Bois Inra de Cestas-Pierroton

Dès 1964, l'État affecte à l'Inra la majeure partie de la forêt Domaniale de l'Hermitage (Pierroton, commune de Cestas). La "station" de recherches forestières s'y installe deux ans après avec pour effectifs une dizaine d'agents. Les activités de recherche portent essentiellement sur la sylviculture, la fertilisation, l'amélioration génétique et l'entomologie concernant le Pin Maritime. Un seul bâtiment est alors présent, le "château".
Entre 1970 et 1990, les thématiques de recherche évoluent ainsi le nombre de personnels qui monte jusqu'à 50 agents.
En 1991 voit l'apparition du Laboratoire de rhéologie du bois de Bordeaux (biomécanique de l'arbre, structures à base de bois…) et la construction d'autres laboratoires (pyramides, pagode) hébergeant les équipes de recherche travaillant sur les problèmes d'écophysiologie, d'entomologie forestière, ainsi que sur la génétique et l'amélioration des arbres forestiers.
Le site s'étend aujourd'hui sur 2500 m2 de bureaux et laboratoires où 150 agents prennent part aux activités de recherche. En janvier 2012, 2 nouveaux bâtiments dédiés à la recherche forestière (Observatoire Santé des Forêts et Génétique) et un bâtiment à usage collectif (restaurant + auditorium) ont été inaugurés. Un nouveau visage du Campus de Recherche Forêt-Bois dont l'attractivité ne se dément pas puisque l'Institut technologique FCBA y a récemment installé une nouvelle structure de recherche.

Campus de recherche Forêt- Bois  à Cestas- Pierroton (Gironde) © Alain GIRARD
Campus de recherche Forêt- Bois à Cestas- Pierroton (Gironde) © Alain GIRARD

La double origine du pôle hydrobiologie de Saint-Pée-sur-Nivelle

Biarritz

En 1964, le ministère chargé de l’agriculture et sa direction des eaux et forêts proposent au jeune institut qu’est l’Inra de prendre en charge une station de recherche installée à Biarritz. 
L'Inra est d’abord accueilli dans des locaux existants du Plateau de l’Atalaye. Puis, à la fin des années 60, l'institut va simultanément faire construire de nouveaux bâtiments à Biarritz et acquérir le moulin d’Ibarron (et les terrains avoisinants) à Saint-Pée-sur-Nivelle. 
A cette époque, les recherches portent sur les écosystèmes à salmonidés et les populations de truite et de saumon.

Jouy-en-Josas

Depuis 1965, dans le centre Inra de Jouy-en-Josas, une petite équipe s’est constituée autour de la thématique "poisson". Les chercheurs abordent l'animal en termes de génétique et de physiologie de la reproduction et de la nutrition.

Aujourd'hui, la station est devenue un pôle de recherche de rayonnement international
Celui-ci a conservé une double implication dans la gestion et le développement des ressources aquatiques.
Le pôle d’Hydrobiologie de Saint Pée a transformé et modernisé tous ses outils expérimentaux. Il a fait évoluer ses thématiques de recherche et conclu de nombreuses coopérations et partenariats, devenant en particulier un centre de formation important. 
Deux unités mixtes de recherche ont été créées avec les universités de Pau et des Pays de l’Adour et de Bordeaux 1 ainsi qu'avec l'Ifremer. 
Une extension des locaux a été conduite ces 2 dernières années. Le site de Saint-Pée-sur-Nivelle compte désormais un bâtiment entièrement dédié à la génétique.

 © Alain Girard / Inra
© Alain Girard / Inra